

Les aléas gravitaires rapides que sont, en montagne, les avalanches, les coulées torrentielles et les chutes de blocs engendrent des risques majeurs pour les personnes et les biens. Mieux comprendre les conditions de genèse de ces catastrophes naturelles constitue un premier objectif. Il passe par la prédétermination des fractions liquides et solides des écoulements concernés, en lien avec les conditions météorologiques et topographiques existant dans les zones de départ avant l’initiation des écoulements. Mieux apprécier les probabilités d’occurrence de ces événements extrêmes constitue un objectif complémentaire du précédent.
La dynamique des écoulements est l’axe central de la recherche conduite. Il s’agit de fluides complexes (suspensions diluées, suspensions concentrées, charriage, éboulements) dont les propriétés «hydrauliques» requièrent des expérimentations lourdes et des investigations théoriques importantes pour déterminer leur rhéologie. La modélisation des écoulements est particulièrement développée, des modèles conceptuels les plus simples jusqu’aux modèles à base physique les plus complexes.
Enfin, il est nécessaire de concevoir des ouvrages de protection efficaces, et d’étudier leur interaction avec les écoulements. Audelà, il s’agit d’élaborer des stratégies plus globales de prévention contre les risques, incluant le développement de systèmes d’information à références spatiales, la structuration des données sur les risques, et l’étude de la vulnérabilité des personnes et des biens. Les travaux conduits sur les ouvrages hydrauliques intéressant la sécurité publique (barrages, digues) sont de même nature. Ils s’inscrivent dans la même logique de prévention des catastrophes naturelles, en y ajoutant une dimension propre aux risques technologiques. Les disciplines mobilisées, les démarches expérimentales et de modélisation, de même que le type de résultats utilisables produits sont identiques.
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