N°83- Novembre 2007
  
Vient de paraître
 
  Ingénieries-EAT numéro 49
Mars 2007
 - Cemagref
 

Au sommaire :
Entre banalisation et extinction, quel avenir pour les pays ? Quelques éléments de prospective
Marc Guérin et Patrice Moquay

La réorganisation des institutions locales françaises associe décentralisation et recomposition institutionnelle, notamment par le renforcement de l’intercommunalité et la mise en place des pays. Une réflexion prospective appliquée à ce dernier échelon permet de mettre à jour les processus institutionnels à l’œuvre. Après avoir présenté la démarche de prospective suivie, l’article passe en revue les principaux déterminants de l’évolution des cadres de l’action locale et présente cinq scénarios d’évolution, chacun situant les « pays » au sein d’un état différent du système de gouvernement local. Ces scénarios reflètent les rapports de force entre institutions locales et la dynamique générale de l’administration territoriale de la République.

La mise en place d’un observatoire de l’eau : le cas de l’observatoire du Bas-Rhin
Agnès Grandgirard, Rémi Barbier et Sophie Cailliez

Dans le cadre de la mise en place d’un observatoire de l’eau, cet article s’intéresse à la prise en compte des attentes plurielles et foisonnantes des acteurs de l’eau. Dans un premier temps, il faut ordonner ces attentes avant de pouvoir y répondre de la manière la plus adéquate possible. Cette question est illustrée ici par le cas concret du conseil général du Bas-Rhin que nous avons accompagné dans sa démarche de mise en place d’un tel observatoire. Nous avons notamment mené une étude exploratoire afin, entre autres, d’identifier les besoins des divers acteurs de la gestion de l’eau dans le département. Cet article présente la genèse de l’observatoire, puis s’intéresse aux attentes des futurs usagers avant d’aborder leur prise en compte dans les scénarios élaborés pour le développement de l’observatoire. Enfin, nous concluons sur les problèmes et questions soulevés par la prise en compte des attentes des usagers.

• Des associations d’irrigants se réforment en façonnant ce qu’elles trouvent juste et équitable Patrice Garin et Sébastien Loubier

La refonte des règlements comme la participation des usagers concernés sont nécessaires à la durabilité des institutions collectives d’irrigation, comme cela a déjà été souligné dans la littérature. Cet article rapporte trois réformes institutionnelles conduites par trois groupes d’irrigants organisés en associations syndicales autorisées (ASA) dans le département du Lot. Elles aboutissent à des modalités différentes de partage des ressources et du coût collectif de l’eau, pour des groupements d’irrigants pourtant géographiquement proches. Cette diversité est due à la variété de notions de justice et d’équité mobilisées par les collectifs impliqués. Il n’y a donc pas une tarification équitable unique, une allocation juste, un système de contrôle impartial, mais différentes solutions perçues comme justes par ceux qui les conçoivent et les vivent. Ce constat milite pour une grande autonomie des communautés gérant des biens en commun dans la construction de leurs règles de fonctionnement.

• Du bilan environnemental du diester de colza aux questions globales des transports
Bernadette Risoud

Constatant l’engouement pour les agrocarburants et les espoirs parfois irréalistes qu’ils suscitent, l’auteur reprend point par point les résultats du bilan environnemental du diester de colza, après avoir défini cette méthode. On aboutit ainsi à un tableau plus nuancé, où les incertitudes sont fortes, particulièrement pour l’impact sur l’effet de serre. De là une discussion est conduite sur les enjeux pour l’agriculture mondiale, en concluant sur les actions à envisager pour réduire les transports.
 

• Gestion des plantes envahissantes : limites techniques et innovations socio-techniques appliquées au cas des jussies
Marie-Jo Menozzi et Alain Dutartre

La jussie est une plante exotique originaire du continent américain qui prolifère dans les zones humides d’eau douce. Malgré la mise en place d’actions de gestion de la plante, elle continue de se développer et d’envahir différents sites. À partir des échecs de certaines des actions mises en place, nous nous interrogeons sur les facteurs qui contribuent à la mise en place d’une gestion efficace de la jussie. Nous observons que l’efficacité technique est loin de suffire à la réussite des actions de gestion, mais que les facteurs sociaux et culturels sont aussi importants et que leur non-prise en compte réduit les possibilités de réussite. L’exemple de la mise en place d’actions de gestion avec la technique jugée la plus « archaïque », l’arrachage à la main, est utilisé pour illustrer le processus d’innovation sociotechnique à l’œuvre dans l’élaboration d’une gestion efficace de la plante.

   



 

15,24 euros TTC
– 64 pages
– 21 x 27 cm
ISSN 1264-9147


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